Rencontre à Washington avec Tshisekedi : Fayulu insiste sur la tenue du dialogue Une rencontre inattendue a eu lieu, jeudi 5 février 2026, à Washington, entre Martin Fayulu Madidi et le président de la République, Félix Tshilombo, en marge de la 74ᵉ édition du National Prayer Breakfast. Selon des sources proches de l’opposant congolais, cette entrevue s’est tenue à l’initiative et sous la facilitation des organisateurs de ce rendez-vous annuel de haut niveau, qui réunit des responsables politiques, religieux et des acteurs de la société civile du monde entier. Dans ce cadre précis, Martin Fayulu a mis l’accent sur la nécessité d’un dialogue national crédible et inclusif, appelant à confier un rôle central à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et à l’Église du Christ au Congo (ECC) dans tout processus de médiation politique en RDC. « Il est impératif que la CENCO et l’ECC jouent un rôle de premier plan dans l’organisation et l’accompagnement de tout dialogue national », a fait savoir Alex Dende, proche collaborateur de Martin Fayulu, au terme de cette rencontre. L’ancien candidat à la présidentielle a également insisté sur la nécessité d’une inclusivité maximale, estimant que toute initiative de dialogue ne saurait produire des résultats durables sans la participation de toutes les composantes politiques et sociales du pays. Une position qui s’inscrit dans un contexte national marqué par de fortes tensions politiques et par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC. Martin Fayulu aurait ainsi plaidé pour un cadre de concertation capable de favoriser la réconciliation nationale, la restauration de la confiance entre les acteurs politiques et la consolidation de la paix, en particulier dans les provinces affectées par les conflits armés. Si aucun communiqué conjoint n’a été rendu public à l’issue de cet échange, la tenue même de cette rencontre entre deux figures majeures de la scène politique congolaise revêt une forte portée symbolique, au regard des relations historiquement tendues entre le pouvoir en place et une partie de l’opposition. Elle intervient à un moment où les appels à un dialogue politique inclusif se multiplient, tant au sein de la classe politique que de la société civile et des confessions religieuses, face aux défis sécuritaires persistants, aux fractures politiques internes et à la nécessité de renforcer la cohésion nationale. Pour l’heure, aucune indication n’a été donnée sur un éventuel prolongement de ces échanges au niveau national. Toutefois, cette rencontre à Washington pourrait marquer un signal d’ouverture politique, à condition qu’elle se traduise, à Kinshasa, par des initiatives concrètes de dialogue et de décrispation.








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