Kinshasa : le ministère des Sports ordonne la fermeture du stade Tata Raphaël après des actes de vandalisme Le ministère des Sports et Loisirs de la République démocratique du Congo a ordonné, dans une correspondance datée du vendredi 6 février 2026, la fermeture immédiate du stade Tata Raphaël à Kinshasa. Toutes les activités sportives y sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Selon les autorités, cette décision intervient à la suite de multiples actes de vandalisme enregistrés lors de certains matchs récents, ayant entraîné des dégâts matériels importants et soulevé de sérieux problèmes de sécurité pour les sportifs, les officiels et le public. En conséquence, les rencontres de la Ligue nationale de football (Linafoot) prévues ce samedi dans cette enceinte n’auront pas lieu au stade Tata Raphaël, précise la note ministérielle. La reprise des activités sportives est conditionnée à la réalisation d’un état des lieux exhaustif des dégâts causés au stade, à la mise en place d’un dispositif de sécurisation renforcé et à un engagement formel pour la réparation des dommages occasionnés. Cette exigence traduit la volonté du ministère d’imposer un cadre plus strict de gestion et de protection des infrastructures sportives publiques, régulièrement dégradées lors d’événements à forte affluence. Cette fermeture plonge les sportifs de la capitale dans une situation particulièrement délicate. Le stade des Martyrs, principale enceinte sportive de Kinshasa, étant également fermé, le stade Tata Raphaël constituait jusqu’ici la seule alternative opérationnelle pour l’organisation des matchs de la Linafoot et du championnat de football de Kinshasa. Plusieurs clubs redoutent désormais un nouveau coup d’arrêt dans le déroulement des compétitions, déjà confrontées à des contraintes logistiques récurrentes. Avec cette décision, le comité de gestion de la Linafoot est contraint de relocaliser en urgence les rencontres de la phase classique de son championnat, en identifiant d’autres stades répondant aux normes minimales de sécurité et d’homologation. Cette situation relance, une fois de plus, le débat sur l’état de délabrement des infrastructures sportives à Kinshasa, le déficit de maintenance préventive et la responsabilité partagée entre autorités publiques, gestionnaires des stades, clubs et supporters dans la préservation des biens publics. À ce stade, aucune date n’a été avancée pour la réouverture du stade Tata Raphaël.








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